samedi 24 mai 2008

Bialn du festival de Joachim Rebourg

Bilan Festival de Cannes


Top 3 personnel des films vus pendant la semaine cannoise :


  1. « Je veux voir » de Joana HADJITHOMAS et Khalil JOREIGE

  2. « Tulpan » de Sergei DVORTSEVOY

  3. « Gomorra » de Matteo GARRONE


Brève analyse filmique du film « Je veux voir » :


Docu-fiction, couleur, France, 2007, 1h15 ou 75 minutes

Acteurs principaux :

  • Catherine DENEUVE dans son propre rôle

  • Rabih MROUEH dans son propre rôle


Synopsis :

Un road movie sur la reconstruction du Liban après la guerre de juillet 2007, vue à travers le regard d’un libanais qui ne reconnait plus son pays et de celui d’une actrice française qui découvre une terre dévastée, très loin de son Occident natal.


Les deux protagonistes sont presque toujours présent simultanément à l’écran, filmé en plans moyens à bord de la voiture. Les dialogues sont réduits à l’essentiel au cours de plans majoritairement longs.

La photographie est caractérisée par une lumière naturelle qui apporte un panel de couleur très condensé pour les plans dans la voiture et, au contraire, une richesse colorimétrique dans les plans filmant le pays.

On relève de très nombreux travellings latéraux et également un procédé de zoom rapide sur un détail d’un plan d’ensemble (zoom rapide sur la voiture qui passe dans un paysage de champs de blé par exemple).

Tout ce qui est dit par Rabih est rattaché à l’image du pays détruit : c’est cette notion d’argument visuel qui permet de qualifier ce film de documentaire. C’est donc la sobriété de l’image qui donne la puissance du film.


Bilan personnel :

Un film important et captivant qui raconte avec intelligence la récente guerre au Liban. Le film doit beaucoup au très bon jeu des acteurs : Catherine DENEUVE se rattachant à tout prix à une sécurité illusoire et Rabih MROUEH éberlué par ce qui arrive à son pays. Le titre dit tout à ce propos : « il faut voir ».


Bilan de la semaine cannoise :


Je suis très content d’avoir eu un regard sur des films des quatre coins du monde, films souvent inaccessibles en dehors des cinémas parisiens et je salue la programmation très hétéroclite qui nous a été proposée, traitant de sujets aussi variés que l’adolescence, la vie rurale, la drogue, la sexualité, la « construction de l’âge adulte », la biographie, la mafia, la place de l’individu dans la société,…)

Au niveau du programme proposé par les professeurs, j’ai beaucoup apprécié l’organisation laissée libre à chacun, système qui a permis d’échanger les avis sur les films vus et non vus avec l’ensemble du groupe. Je tiens à féliciter également l’initiative du blog qui m’a paru être le moyen le plus rapide, le moins onéreux et le plus simple pour que la semaine à Cannes soit un temps de travail et de réflexion tout autant que les cours d’audiovisuel. C’était également un bon moyen de rester en contact avec l’ « extérieur », des améliorations pouvant encore être effectuées pour que le blog soit encore plus le reflet de la semaine.

Mon grand étonnement a été que l’ambiance du festival était moins « strass et paillettes » que prévu, étonnement positif pour ma part. Le festival de Cannes reste donc une référence incontournable pour voir des films d’auteurs et de petits nouveaux et c’était la raison pour laquelle j’ai souhaité partir : mes espérances ont donc été totalement satisfaites et même plus, pour mon plus grand bonheur.


Joachim REBOURG