mercredi 28 mai 2008

Bilan des élèves

Voir les articles du 24 mai

dimanche 25 mai 2008

Le blog fait par les élèves

Allergiques à la publicité, abstenez vous!!

Mais bon, il y a plein de photos de "vacances" à Cannes, c'est bien aussi.
Un petit conseil, essayez de rajouter des photos d'autres personnes présentes à Cannes.
D'autre part, je vous propose de les mettre en diaporama sur google...

http://lambert-cannes2008.skyrock.com/

Le palmarès du festival de Cannes 2008

Un certain regard
TULPAN de Sergey Dvortsevoy

Caméra D'or:
Ils mourront tous sauf moi de
Valeria Gaï Guermanika

Compétition Officielle

Meilleur scénario:
Le silence de Lorna des frères Dardenne

Prix de l'interprétation féminine:
Sandra Corveloni pour Linha de Passa

Prix de l'interprétation masculine:
Benicio Del Toro dans Che de Soderbergh

Prix du jury:
Il Divo de Paolo Sorrentino

Prix de la mise en scène
Nuri Bilge Ceylan pour Three Monkeys

Prix du 61ème festival de Cannes
Catherine Deneuve dans Un conte de Noël
Clint Eastwood pour L'échange

Grand prix:
Gomorra de Matteo Garrone

Palme d'Or:
Entre les murs de Laurent Cantet

MODE D'EMPLOI

MODE D'EMPLOI pour voir les articles et les vidéos:
Les textes n'apparaissent pas forcément bien chez tout le monde, il faut donc cliquer sur le titre de l'article qui s'affichera correctement.
Le menu à droite permet de naviguer en fonction du jour choisi...

Cela explique sans doute les commentaires de certains qui pensent qu'il n'y a que des photos et des vidéos alors que les commentaires sont bien présents mais visibles uniquement en cliquant sur le titre de l'article...

Vous remarquerez d'ailleurs qu'il y a énormément d'articles et quelques photos ou vidéos, bien sûr il faut pouvoir les ouvrir, d'où ce mode d'emploi!!!

Les critiques de films prennent du temps... envoyer une photo ou une vidéo montrant les réactions du publique peuvent aussi intéresser??

un premier bilan chiffré

un séjour qui s'achève appelle des bilans... en voici un premier ... en heures car à Cannes on vit à "100 à l'heure" .

6 jours de FESTIVAL de CANNES 2008 représentent 144 heures de notre vie.. heures au cours desquelles nous aurons visionné en moyenne et par personne 18 films de nationalités très variées : français, russe, argentin, américain, suedois, australien, anglais, italien; chinois, belge, hongrois,espagnol .......( on est loin du cinéma commercial " grand public")

ce qui représente environ :
- 45 heures dans les salles obscures
- 18 heures d'attente devant les salles avant d'entrer
- 15 heures de recherches d'invitations permettant d'assister aux projections de la sélection officielle
- 20 heures d'échanges de nos impressions autour de chaque film et de rédaction d'articles
- 10 heures de déplacement entre l'hotel et les salles de projections

.............. soit 108 heures consacrées au cinéma .
Les heures restant, soit 36 heures, nous ont été utiles pour satisfaire quelques besoins naturels essentiels à notre survie à savoir : dormir , manger , se laver et échanger avec nos compagnons de séjour.
Bref, une semaine intense et riche ..

P.S. pour ceux qui s'étonnerait de la teneur de ce message, je précise qu'il s' adresse avant tout aux personnes déplorant le peu d'articles rédigés .. ( articles d'ailleurs présents en grand nombre ..encore faut il cliquer sur les liens pour les lire..).
Isabelle

samedi 24 mai 2008

Arrivée à 23h00

Les bouchons rencontrés ont fortement ralenti notre progression. Ce fût donc très long (2h30 de plus qu'à l'aller) mais la bonne ambiance était de mise...
Les élèves reviennent enrichis cinématographiquement et humainement.
Nous continuerons de publier les nombreuses critiques qui n'ont pas encore été tapées par les élèves, elles ne sont pour l'instant que manuscrites.
Merci à tous.
Jérôme Duval-Weigel

Bilan d'Anaxamène Dimitriades

Mon Palmarès

Changeling ( Clint Eastwood)

2° Che (Steven Soderbergh )

3° Il Divo (Paolo Sorrentino)

Mon coup de cœur

Changeling est un magnifique film du grand Clint Eastwood, où Christine Collins ( excellemment joué par Angelina Jolie ) perdra son fils Walter, et cherchera à le retrouvé.

Mais la police voulant rester fière et voulant garder une image de réussite, lui fournira un enfant qui n’est pas son fils… Elle luttera donc avec acharnement contre la police pour retrouvé son vrai fils.

Ce film veut critiqué l’emprise et le pouvoir quasi arbitraire de la police américaine des années 20/30.

Cannes

Cannes est un très grand festival où l’on peut voir énormément de film , et de policiers aussi.

Les films sont souvent très bon , quoi que des fois ennuyeux …

Mais une des choses principales de Cannes, les stars !

En effet c’est très intéressant de voir les acteurs et équipes grâce à qui le film a pu être réalisé.

En résumé, un très grand et très beau festival.

Bilan de Céline Sticotti

Analyse filmique:

Titre: Surveillance

Réalisatrice: Jennifer Lynch

Année: 2008

Pays: Etats-Unis

J'ai vu ce film avec Elodie Berger après avoir monté les marches rouges. La réalisatrice ainsi que les acteurs étaient présents.


Ce film est l'histoire de deux "faux agents du FBI" qui sont chargés d'enquêter avec la police sur des crimes que eux même ont commis.

Le suspens est présent dès le début du film et les traits de caractères des personnages sont inversés. Ainsi, la jeune fille qui n'ai jamais prise au sérieux sera la plus maligne et courageuse, les agents du FBI les plus méchants et pourtant les plus importants et écoutés et les policiers seront bien trop confiants.

Au fur et à mesure du film, nous pouvons suivre l'enquête des policiers et observer le comportements des différents personnages avant, pendant et après l'affrontement avec les meurtriers. Cette scènes reviendra souvent, mais chaque foi d'un angle différent et sera de plus en plus longue jusqu'à nous en montrer la totalité et que le pièces du puzzle se mettent en place pour que l'on comprenne ce qui c'est réellement passé.

Les mouvements de caméra se font rapides, saccadés lors des meurtres, et lents et longs lorsque nous sommes dans le commissariat car la police est en difficulté.

Les décors et les sons sont simples et nous rappel notre environnement familier.

Néanmoins, la lumière est travaillée de sorte d'installer une ambiance glauque.

Ce film remet en cause le police (qui est très corrompue comme nous l'avait déjà montré L.A confidential) et la fiabilité des personnes lors de situation extrêmes et nous montre que, qui que nous soyons, la violence et la folie est partout et peut provenir de n'importe qui. Nous ne pourrons donc jamais être à l'abri.

Mes trois films préférés:

1. Surveillance de Jennifer Lynch

2. Johnny Mad Dog de Jean-Stéphane Sauvaire

3. Ocean Flame de Liu Fen Dou


Bilan du voyage:

Ce voyage m'a permis de:

- devenir plus autonome

- développer mon esprit critique

- découvrir de nouveaux films en avant première

- discuter avec des professionnels (journaliste, professeur d'université, producteur, ...)

- découvrir Cannes

- vivre une fabuleuse expérience

- rencontrer de nouvelles personnes

-avoir un peu plus d'assurance et s'imposer

Les films présentés sont assez pessimistes mais cela permet de dénoncer la vérité puisque la vie n'est pas toujours belle et que beaucoup de personnes souffrent. Ces films permettent de faire passer un message pour faire bouger les choses.

Grâce à son festival, Cannes est la deuxième ville la plus connue après Paris et avant Nice. Elle arrive à rassembler un grand nombre de stars et devient très touristique. Les paysages sont splendides et les loyers sont donc très chers.

Bilan de Félicie Schirmer

Un festival de cannes révolté, loin de son image apparente «strass et paillettes» qui lui est généralement étiquetée. En effet on a pu remarquer une certaine récurrence de thèmes actuels et donc par conséquent pas très joyeux mais aussi de ce fait, la différence qu’ont les différents cinéastes de filmer et d’aborder des sujets assez similaires. Je crois qu’il s’agissait bien d’un festival dominé par la révolte, quelle qu’elle soit: personnelle ou pas. Au moment ou l’homme s’engage sur des chemins sinueux et que le talent d’un cinéaste peut sublimer, dénoncer ou tout simplement montrer avec une lunette différente que celle à travers laquelle on a l’habitude de voir. J’ai vraiment beaucoup aimé puisque cela m’a également permis de découvrir un cinéma des quatre coins du monde et d’observer à travers «l’autre», «l’étranger», l’universalité des sentiments humains et donc une proximité entre eux qui est parfois cachée par des médias trop superficiels.


Il m'a donc été difficile de trouver un film coup de cœur au milieu de cette multitude vu en trop peu de temps, mais j’en retiendrai un pour l’occasion:

Che

2008-USA

4h28

De Steven Soderbergh

Avec Benicio del Torro, Benjamin Bratt, Franke Potente


Ce film en deux parties débute sur la naissance du Che révolutionnaire, celui qui s'allie a Fidel Castro et ses guérilleros afin de renverser le gouvernement de Batista a Cuba en 1959 avec en parallèle son discours à l'assemblé de 1964. La deuxième partie nous dépeint sa révolution éperdue à travers la jungle bolivienne et qui le mènera dans les mains meurtrières de la CIA en 1967.


Certains y auront trouvé un film sans grand intérêt et peu original dans la manière de nous conter l'histoire de ce grand révolutionnaire.... d'autres, les passionnés de cet homme si paradoxal et attachant malgré sa cruauté y auront trouvé une fresque historique juste et qui n'omet pas de nous présenter toutes les facettes de ce grand homme du 20ème siècle. En faisant une critique objective de ce grand film on pourra en effet lui reprocher certaine longueurs quand aux moments de batailles même si ces innombrables détails ainsi que les scènes assez longues sur les crises d’asthmes du Che nous permettent vraiment de prendre part à son histoire. En dehors de cela nous pourrons féliciter la qualité de la photographie ainsi que le jeu des merveilleux acteurs qui donnent vraiment vie à ce film documentaire qui s’est voulu des plus authentique.


Personnellement j’y ai vu un film vraiment très beau et intéressant mais peut-être un peu trop informatif et destiné à un public connaisseur, et passionné… Par contre il m’a été difficile de voir l’enjeu précis de ce film… était ce au final une manière d’informer, une bonne fois pour toute sur qui était ce personnage si mystérieux et déformé par sa mythification dans notre société actuelle ? Ou simplement un hommage.


Je vais maintenant faire un classement de mes trois films coup de cœur. (très difficile) :

1 : Los Bastardos, Mexique, 2007, Amat ESCALANTE : Dérangeant, et très étonnant…

2 : Je veux voir, France, Joana HADJITHOMAS : Une chronique sur la guerre et son absurdité.

3 : Johnny mad dog : Angleterre, France, 2007, Jean Stéphane SAUVAIRE : Des enfants soldats filmés avec un brin d’humanité, époustouflant.

Bilan de Manon Anderhueb

Analyse filmique :

Johnny Mad Dog”


Johnny Mad Dog” est un film réalisé par Jean Stéphane Sauvaire. C’est un film à la fois anglais et français grâce a la participation de Mathieu Kassovitz, avec comme acteurs principaux Christophe Minie et Daisy Victoria Wandy.


Synopsis :

Johnny Mad Dog, 15 ans, est un enfant soldat qui vole, tue tout ce qu’il croise sur sa route avec son commando.

Enjeux :

Les enjeux de ce film sont de dénoncer la guerre civile au Libéria et surtout les enfants soldats qui doivent se battre et à qui on a volé leur innocence.

Couleurs :

Dans ce long métrage, les couleurs sont très chaudes et lumineuses. En effet, les couleurs chaudes font penser aux couleurs de la guerre, le sang, les explosions... De plus ces couleurs mettent en valeur les visages des protagonistes.

Mouvement de caméra :

Les mouvements de caméra ne sont jamais fixes. C’est comme si on suivait les personnages, en travelling. Quelques fois il y a des gros plans pour montrer les sentiments des personnages.

Décors :

Les décors sont toujours les mêmes, il s’agit de villes en ruine ou de champs de guerre. Les villages des guerriers sont aussi représentés.

La bande son :

La bande son se compose essentiellement de chants de guerre pour ce qui est de la musique, il n’y a qu’une seule mélodie, c’est celle du générique. Les dialogues eux sont très froids et directs, il n’y a aucun sentiment. Quand aux bruitages, ils sont assourdissants, il n’y a que des cris de bruit de bombes et des tirs.

Selon moi, Johnny Mad Dog est très bien fait. Il nous a montré la dureté de la vie dans les pays d’Afrique, plus précisément le Libéria. Les hommes volent l’innocence des enfants et les envoient à la guerre comme des machines. Il y a une phrase dans ce film qui m’a particulièrement bouleversée « si tu as peur de mourir, il ne fallait pas naître… ». C’est vraiment effrayant de dire sa a des enfants.

Les films que j’ai préférer à Cannes :

  1. « Johnny Mad Dog » de Jean Stéphane Sauvaire.

  2. « Afterschool » de Antonio Campos.

  3. « The mouse that ate my brain » de Philip Middleton



Bilan du voyage à Cannes :

Cannes était pour moi une expérience unique que je n’aurais pas fais sans le lycée. Cela m’a fais faire de belles rencontres, mais surtout j’ai vu un côté du cinéma que je ne connaissais pas. Les films que nous avons vus ne sont pas comme ceux que l’on voit d’habitude dans les cinémas. La plupart de ces films sont faits par des réalisateurs engagés qui cherchent à délivrer un message, une idée. La montée des marches était impressionnante elle aussi.


Manon.ANDERHUEB

Bilan du séjour: Cyril Blanc-Lapierre

1) Coup de cœur


Le film qui m’as le plus plu est « Il Divo ». Il y est question de la vie de Gulio Andreotti, homme politique de grande influence au sein du gouvernement italien des années 90. Personnage à l’existence exceptionnelle, marquée toutefois de plusieurs accusations pour complicité avec la mafia.

Ce film est intéressant par le fait qu’il raconte la vie d’un personnage hors-norme. Il est bien plus drôle, et donc plus léger que la plupart des autres films vu à Cannes. Il est caractérisé par une bande son très énergique et de nombreux mouvements de caméra. Les remarques du personnage d’Andreotti sont souvent mordantes, et l’Humour du personnage le rend à la fois attachant et intriguant. Ce fut donc un très bon moment pour clôturer le festival en beauté..

2) Tiercé

Les trois films que j’ai préféré sont, dans l’ordre :

-Il Divo

-Ocean Flame

-Johnny Mad Dog


3) Conclusion au festival

Dans l’ensemble, le séjour s’est très bien déroulé. Le temps n’était heureusement pas trop mauvais, ce qui nous à permis de profiter de la ville en elle-même, de la mer et de l’hôtel.

Les films vu ont trop souvent tournés autour des thèmes de la violence et de la drogue, ce qui vite devenus lassant, mais il nous ont tout de même permis, pour la plupart, de découvrir une autre facette du cinéma. On a vécu des expériences enrichissante, comme les recherches d’invitations sur la Croisette. En conclusion, je dirais qu’il s’agit d’un voyage unique, plein de bonne humeur et de découvertes.


Cyril Blanc-Lapierre

Bilan de Tristan

Il est difficile de penser à un « top 3 » de mes films favoris parmi ceux vus à Cannes, je n’ai pas eu de coup de cœur – en voyant tant de films sur une période si courte on a parfois du mal à connaître son propre avis – et aucun film ne m’a complètement déplu. Cependant j’ai réussi à dégager les cinq films suivants comme mes préférés :


· Los Bastardos

Un film qui envoûte et surprend puis fait réfléchir.

  • Salamandra

Très agréable et optimiste. M’a aussi fait penser au livre Sur la route de Kerouac.

  • Adoration

De très beaux plans sur une musique prenante, un montage fort. Il suffisait de se prendre au jeu pour apprécier, malgré les côtés « clichés » que certains lui reprochent.

· Tulpan

Authentique. Un synopsis « bête » mais traité de très belle manière.


  • Il Divo

Réalisé avec beaucoup d’humour et classe. Superbement interprété. Une BO détonnante et de très bon goût.

Bien sûr d’autres films m’ont beaucoup plu et j’hésite encore, mais pour l’instant je crois que c’est ceux-ci qui m’ont le plus touché.

Mes impressions sur le séjour :

Tout cela a été ma foi fort plaisant. Outre le cinéma, ce voyage m’a appris à maîtriser le sommeil et la faim. Il est vrai que la fatigue prenait quelques fois le dessus et m’empêchait de voir certains films dans leur intégralité, mais j’ai pu apprécier l’essentiel.

Etant allé au festival de Cannes l’année dernière, la découverte de ces films « inhabituels » fut sans grande surprise.

L’ensemble des projections est très éclectique, on trouve vraiment toutes sortes de réalisations. Pour moi ce festival est en quelque sorte la preuve qu’il est toujours possible de renouveler le cinéma, la preuve qu’il existe encore des personnes à l’imagination telle qu’elles arrivent à créer de nouvelles choses malgré tout ce qui a été établi.

Je vous propose une courte analyse de Tulpan que voici :

TULPAN

Sergueï Dvortsevoï – Kazakhstan

(vu le vendredi 23 en salle Debussy à 17h)

Asa est à la recherche d’une épouse. Il tombe amoureux de Tulpan, qui le fuit à cause de ses oreilles décollées qu’elle juge disgracieuses. Asa n’y avait jamais fait attention et ne pensait pas que cela représenterait un tel problème.

À travers le personnage de Asa et sa famille de bergers, le film montre ce qu’est la quête d’une vie heureuse au milieu de la steppe kazakhe. Asa rêve simplement de devenir berger nomade. Les protagonistes vivent en pleine nature sous le vent de la steppe, tout le film s’oppose à la vie citadine, et critique le fait d’aller à la ville pour trouver un travail.

Cette fiction est filmée à la manière d’un documentaire. Beaucoup de plans sont « improvisés », ou sûrement réalisés en une prise : des animaux apparaissent dans plusieurs scènes, mais ne semblent pas avoir été briefés sur ce qu’ils auraient à faire dans le film, c’est plutôt eux qui mènent la caméra. On assiste à deux accouchements véritables de brebis ; des phénomènes naturels sont filmés, comme des tempêtes de sable, et les acteurs y réagissent directement.

Le film est un portrait très poétique de la vie dans la steppe kazakhe, une ode au bonheur simple, mais qui garde un côté documentaire et informatif sur le problème du travail paysan au Kazakhstan.

J’ai aimé Tulpan pour plusieurs raisons. Les personnages sont sympathiques et on s’y attache facilement ; ils sont naïfs et apportent un humour frais à l’histoire. Je ne connaissais rien de la culture kazakhe qui est au cœur du film, c’était enrichissant de la découvrir.

Et voici un tableau présentant les vingt films que j’ai pu voir pendant la semaine

Zone de Texte: DIMANCHE Noise Afterschool Gomorra LUNDI Je veux voir Better Things De Ofrivilliga MARDI Los Bastardos L’échange Maradona by Kusturica MERCREDI Programme de 8 courts métrages CHE Surveillance JEUDI Salamandra Johnny Mad Dog La frontière de l’aube Adoration VENDREDI Ocean Flame Tulpan 24 heures de la vie d’une femme Il Divo

Bialn du festival de Joachim Rebourg

Bilan Festival de Cannes


Top 3 personnel des films vus pendant la semaine cannoise :


  1. « Je veux voir » de Joana HADJITHOMAS et Khalil JOREIGE

  2. « Tulpan » de Sergei DVORTSEVOY

  3. « Gomorra » de Matteo GARRONE


Brève analyse filmique du film « Je veux voir » :


Docu-fiction, couleur, France, 2007, 1h15 ou 75 minutes

Acteurs principaux :

  • Catherine DENEUVE dans son propre rôle

  • Rabih MROUEH dans son propre rôle


Synopsis :

Un road movie sur la reconstruction du Liban après la guerre de juillet 2007, vue à travers le regard d’un libanais qui ne reconnait plus son pays et de celui d’une actrice française qui découvre une terre dévastée, très loin de son Occident natal.


Les deux protagonistes sont presque toujours présent simultanément à l’écran, filmé en plans moyens à bord de la voiture. Les dialogues sont réduits à l’essentiel au cours de plans majoritairement longs.

La photographie est caractérisée par une lumière naturelle qui apporte un panel de couleur très condensé pour les plans dans la voiture et, au contraire, une richesse colorimétrique dans les plans filmant le pays.

On relève de très nombreux travellings latéraux et également un procédé de zoom rapide sur un détail d’un plan d’ensemble (zoom rapide sur la voiture qui passe dans un paysage de champs de blé par exemple).

Tout ce qui est dit par Rabih est rattaché à l’image du pays détruit : c’est cette notion d’argument visuel qui permet de qualifier ce film de documentaire. C’est donc la sobriété de l’image qui donne la puissance du film.


Bilan personnel :

Un film important et captivant qui raconte avec intelligence la récente guerre au Liban. Le film doit beaucoup au très bon jeu des acteurs : Catherine DENEUVE se rattachant à tout prix à une sécurité illusoire et Rabih MROUEH éberlué par ce qui arrive à son pays. Le titre dit tout à ce propos : « il faut voir ».


Bilan de la semaine cannoise :


Je suis très content d’avoir eu un regard sur des films des quatre coins du monde, films souvent inaccessibles en dehors des cinémas parisiens et je salue la programmation très hétéroclite qui nous a été proposée, traitant de sujets aussi variés que l’adolescence, la vie rurale, la drogue, la sexualité, la « construction de l’âge adulte », la biographie, la mafia, la place de l’individu dans la société,…)

Au niveau du programme proposé par les professeurs, j’ai beaucoup apprécié l’organisation laissée libre à chacun, système qui a permis d’échanger les avis sur les films vus et non vus avec l’ensemble du groupe. Je tiens à féliciter également l’initiative du blog qui m’a paru être le moyen le plus rapide, le moins onéreux et le plus simple pour que la semaine à Cannes soit un temps de travail et de réflexion tout autant que les cours d’audiovisuel. C’était également un bon moyen de rester en contact avec l’ « extérieur », des améliorations pouvant encore être effectuées pour que le blog soit encore plus le reflet de la semaine.

Mon grand étonnement a été que l’ambiance du festival était moins « strass et paillettes » que prévu, étonnement positif pour ma part. Le festival de Cannes reste donc une référence incontournable pour voir des films d’auteurs et de petits nouveaux et c’était la raison pour laquelle j’ai souhaité partir : mes espérances ont donc été totalement satisfaites et même plus, pour mon plus grand bonheur.


Joachim REBOURG

Bilan de Mégane Labrosse

Sur toute la semaine, les trois films que j’ai préférés sont :

Johny Mad Dog de Jean-Stéphane SAUVAIRE

Afterschool de Antonio CAMPOS et

De Ofrivilliga de Ruben ÖSTLUND


Afterschool :


Réalisateur : Antonio CAMPOS

Pays : Etats-Unis

Année : 2008

Interprétation : Michael STUHLBARG, Gary WILMES,…


Ce film raconte l’histoire de Robert alias Rob un étudiant américain dans une école très réputée de la côte Est. Deux de ses camarades, les filles les plus populaires du lycée meurent suite à une overdose et il assiste à leur mort, c’est lui le seul témoin de ce terrible incident. Il doit alors avec d’autres camarades concevoir une vidéo en hommage à ces deux jeunes filles.


Le réalisateur met en place plusieurs problématiques comme le danger que peut représenter internet dans la vie des adolescents. Ils se font une idée de la vie à partir des vidéos et de tout ce qu’ils peuvent trouver sur la toile, ce qui fausse leur vision des choses et qui leur fait avoir un comportement bizarre. Comme par exemple le sexe sur internet qui représente une importante partie du film ou encore les happy snapping qui est un procédé qui consiste a filmer deux adolescents en train de se battre et à le mettre en ligne. Les vies de chaque étudiant sont étalées sur internet et tout le monde y a accès, il y a donc un manque d’intimité lié à tout cela.

Un deuxième but du film est de montrer les dégâts que cause la drogue dans la société et particulièrement chez les adolescents. Cela modifie aussi leur vision des choses et modifie complètement leur comportement. De plus en plus en sont accro et cela peut anéantir leur vie.

Et enfin ce film nous montre aussi la solitude que peuvent ressentir certains individus au sein d’un groupe. Comme par exemple Robert entouré de ses amis et de personnes qu’il connaissait depuis longtemps ressentait comme un malaise et se sentait seul, ce qui l’a aussi poussé contribuer à la mort des sœur Thalbert lorsqu’il les a trouvées agonisante dans le couloir.


Les films sont pour la plupart des plans fixes et il y a aussi quelques travellings. Le graphisme est épuré il y a virtuosité dans les changements des régimes d’images et du travail de la bande son qui colle complètement a chaque moment, il n’y a pas de musique, uniquement des sons afin de créer un vrai climat sans pour autant faire tomber le film sans la facilité. Nous voyons souvent le film à travers une webcam ou a travers une caméra.


J’ai beaucoup aimé ce film car je pense qu’il représente pour beaucoup ce qui se passe autour de nous au lycée ou dans la vie de tous les jours. Tout le monde sait tout sur tout le monde grâce à internet et à tout ce que les gens peuvent dire ou faire circuler. De plus en plus d’adolescents se mettent à fumer ce qui engendre de gros problèmes dans leur vie et pour la vie en société par la même occasion. Cela provoque un renfermement et on se sent donc seul, d’où aussi la solitude que l’on peut ressentir au sein d’un groupe. Le film n’est ni trop court ni trop long, et Antonio CAMPOS fait passer les messages qu’il veut faire passer au bon moment et juste comme il faut.



Mon point de vue sur cette semaine à Cannes :


Je n’aurais pas pu espérer mieux. L’ambiance était tout simplement géniale, bonne entente entre tous les élèves. Malgré l’attente avant certains films qui pouvait être assez longue et la fatigue accumulée au fil des jours, ce voyage reste juste inoubliable. On a eu la chance de voir des films venant de tous les pays et vraiment différents de ceux qu’on a l’habitude de voir en général au cinéma. La montée des marches, Cannes tout était simplement magique. Les appartements sont un peu étroits quand on se retrouve a cinq filles dedans mais on se débrouille toujours . Merci et à l’année prochaine !


Labrosse Mégane.

Durant le voyage








Critique Ocean flame

Une histoire passionnelle à la vie à la mort entre une jeune fille amoureuse et un petit mac plus doué pour le chantage que pour l'amour. Incapable d'exprimer ses sentiments pourtant réels et profonds, il préfère briser le lien poussant son aimée dans des excès de souffrance.
De belles images, des acteurs magnifiques, des personnages attachant malgré leur noirceur...Un bon souvenir

Départ 9H35

Interview productrice



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Interview productrice

Critiques de La Frontière de l'aube

Film de Philippe Garrel

On a pas aimé:
Une belle photographie en noir et blanc qui magnifie les acteurs en particulier Laura Smeth mais pour le reste, un film qui aligne les poncifs, où le jeu des acteurs sonne faux et qui ne suscite aucune émotion si ce n'est un ennui profond. Une scène récurrente qui plombe le film par son montage (série B!!), des digressions hors propos (notamment sur l'antisémitisme). Un film de bobos parisiens se regardant le nombril; lapsus révélateur, c'est l'ère de la Vieille Vague...
Isabelle et Jérôme

On a aimé
Un film mal reçu par les critiques et le public, la mise en scène ne manque pas de qualité, image traitée en noir et blanc, cadrage serré sur l'intensité des sentiments. Le personnage de Laura Smeth emplit l'écran de sa fragilité durant la première heure de film. Le suicide de Carole qu'elle incarne rend insipide le personnage qui la remplace.
Un film sur la solitude et l'incommunicabilité des êtres sur ces riens de la vie qui peuvent nous faire plonger. Dommage qu'il plombe le film d'un effet sonore ridicule qui plonge la salle dans l'hilarité.

Critique de Synecdoche, New-York

Film de Charlie Kauffman.
Ce film montre la tentative de mise en scène de la vie du héros, essayant de retrouver sa vérité profonde.
Film totalement déjanté, la mise en abîme perpétuelle est troublante. C'est une sorte de psychanalyse qui en reprend de nombreux éléments: phase anale, complexe d'Oedipe, culpabilité, transfert, perte des repères pour finalement découvrir que rien, non, rien, n'est vraiment connaissable et qu'une petite voix nous guide, que l'on suit ou pas...
C'est un film complexe, perturbant, délirant, difficile à suivre et surtout à comprendre.
Les personnages sont toujours ambigus, englués dans leurs problèmes.
Original donc, mais dont on ne comprend le sens que dans les dix dernières minutes, les élèves n'ont pas aimé.
NB: la synecdoque
Elle consiste à remplacer un mot par un autre lié au premier par une relation d'inclusion (la partie pour le tout ou le tout pour la partie)
Jérôme

Critique de Il Divo


Film de Sorrentino
Il montre la vie spectaculaire d'Andreotti et les relations complexes entre mafia et politique en Italie entre 1970 et 2000. Film grand-guignolesque.
Le montage est extrêmement dynamique, grâce à des mouvements de caméra très rapides et une musique omniprésente. Les dialogues sont très recherchés, subtiles et ironiques.
Certaines phrases sont à retenir: Quand on ne peut parler de quelqu'un en bien, on ne parle pas...
On a aimé mais un bémol tout de même, si on ne connaît pas l'histoire de l'Italie dans ces années là, on s'y perd un peu...(la fatigue aide beaucoup!)
Isabelle, Alizé et Jérôme.

vendredi 23 mai 2008

Dernière montée



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Dernière montée

Du chinois ocean flame



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Du chinois ocean flame

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