lundi 19 mai 2008

Entrée des frères dardenne



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Entrée des frères dardenne

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Le festive d'Al

C'est encore une fois à la salle de la Licorne avoisinant l'hôtel que nous découvrons un film du cinéma des Antipodes. Une sélection qui réunie cette année sept réalisations australiennes. Comme à l'accoutumée, chaque long-métrage est précédé d'un court-métrage qui en annonce souvent le thème.

The mouse that ate my brain Matière Grise Souris

7'' Phillip MIDLETON , 2006

Synopsis: court-métrage qui relate l'histoire d'un buziness man qui a perdu son oreille gauche.Il découvre un moyen de la retrouver grâce à des souris de laboratoire sur lesquelles on a réussi à greffer une oreille – ceci est un fait véridique, elles existent vraiment!

Le court s'articule autour de cet élément: l'oreille, qui engendre plusieurs péripéties. Perdue, retrouvée, perdue, retrouvée, elle devient maîtresse de la personnalité du porteur le laissant soit homme, soit souris!


L'histoire de cette métonymie se finit malheureusement en queue de poisson, puisque le scénario bien qu'absurde, n'atteint pas tout fait le registre du comique et propose malgré le jeu de l'acteur, une fin sans chute. Mais on ne se plaindra jamais de voir des curiosités au cinéma!


Noise

145'' Mathew SAVILLE, 2007

Synopsis: dans une banlieue australienne une dizaine de personne se fait massacrer dans le métro.

Lavinia, une jeune employée du McDonald est impliquée dans l'affaire en devenant témoin du carnage. Elle est aussi la seule a avoir eu un contact avec le tueur. Les enquêteurs tentent de fouiller ses souvenirs. Au même moment, le protagoniste rentre en scène. L'agent McGraham est un officier troublé par le tinitus; une forme d'acouphène très oppressant. Ce qui a pour effet de brouiller le héros et par la même occasion, de brouiller notre référent direct avec l'enquête. Nous évoluons avec doute et tension dans ce thriller au dénouement assez humaniste.

Autant dire un commencement agréable pour le festival.


Noise se déroule dans la tension, jusqu'à atteindre un paroxysme vers la fin du film. Comme son nom peut le suggérer, la prise de son est à couper le souffle. Le travail sur les bruitages et le son naturel – des crissements puissants du métro jusqu'à la moindre inspiration de cigarette- est complètement satisfaisant. La bande son est parfaite, et est aussi crucial pour le propos du film que pour son intrigue policière.

D'autre part, la photo est loin d'être décevante, offrant de nombreux plans pour se lécher les mirettes de plaisir. Le film, aussi bien dans la bande sonore que dans sa plasticité, questionne l'harmonie et la disharmonie. Les personnages presque tous touchés ou marqués physiquement; bec de lièvre, acouphène provoquant des syncopes, trisomie 21,etc., présentent également des faiblesses psychiques. La mise en scène joue sur cette notion de déséquilibre en proposant une perfectibilité de ses personnages. Ils vont et viennent sur ces questions à travers leurs comportements. Peuvent-ils s'améliorer? Ou sont-ils définitivement mauvais les uns envers les autres? Dès le départ, on a tendance à se méfier d'eux, même du protagoniste ainsi que ses rencontres qui sont toutes assez hasardeuses.

Le film présente donc ces personnages avec leurs faiblesses physiques et psychiques. On tire de tout ces dénouement une notion d'amélioration pour l'Homme, voir de salut. où l'ont ne se demande plus dans les moments critiques: mais que fait la police?!

Al

La salle de projection de La Licorne

le générique du festival

Les photos avec le staff du film De Ofritillum (Involontaire)



Le réalisateur Ruben Ostlung





L équipe du film





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L équipe du film