Johnny Mad Dog
Long métrage de Jean Stéphane Sauvaire, réalisé par
Film vu le Mardi 20 Mai à
L’histoire se déroule au Libéria, où un groupe de rebelles cherchent à prendre le pouvoir en massacrant la population civile Dogo. Parmi eux se trouvent un grand nombre d’enfants, dont un dénommé Johnny Mad Dog.
L’enjeu principal de ce film est de dénoncer l’horreur de la vie et de la guerre au Libéria,et l’obligation des jeunes enfants à accomplir des actes barbares, comme lorsque le petit garçon se voit obligé de tuer son propre père. Ce film dénonce aussi le vol de l’innocence des enfants et du grand manque affectif qui en découle, comme quand No Good Avises s’attache à un cochon que les autres veulent mettre à mort. Il met en lumière la manipulation des hommes par la superstition (gris-gris, mensonges…). Les principales victimes du film sont les enfants, qui sont drogués, manipulés au point de les rendre surexcités et même barbares.
Cinématographiquement, le film se distingue par, lors des scènes de combats, une caméra subjective en mouvement constant, un ensemble très lumineux et un son saturé, avec des bruits d’armes, des cris, des champs de guerre… Les périodes plus calmes sont mises en valeur par des plans fixes et serrés, un éclairage plus sombre et une Bande son quasi-inexistante
On trouve de l’émotion tout au long du film : l’enfant qui doit tuer son père, la jeune fille courageuse qui doit seule tenter de sauver son frère et son père, puis qui doit enterrer celui-ci. Cette fille est très digne, courageuse. On sent qu’elle a déjà vécu la guerre, elle sait rester calme et prendre les bonnes décisions au bon moment. Le Coté humain ressort très souvent chez les soldats. Lors des batailles, on ressent très bien l’influence de l’effet de groupe sur les individus, qui se galvanisent mutuellement par leurs cris et leurs chants. En conclusion, c’est un film très poignant qui ne laisse pas indifférent, et qui nous implique totalement par l’image et le son. Comme avis contradictoire, ce film ne nous apprend rien de plus que ce que l’on voit à la télévision. Il est inutile, car il ne peut pas changer quoi que ce soit à la réalité. Le scénario est presque un cliché. En réponse à cet avis, peut- être qu’à force de film sur le sujet. Les faits présentés aux informations sont beaucoup plus froids, impersonnels et moins humains que dans les films, car les journalistes ne peuvent qu’exposer les faits, et pas les dénoncer, contrairement aux cinéastes.
1 commentaire:
Merci pour tous vos commentaires qui nous montrent une bonne culture cinématographique et que je lis avec beaucoup d'intérêt.
Je n'ai pas lu de critique de CHE sur votre blog mais j'en ai lu d'autres et je constate que le film est assez controversé. Le mieux sera d'aller le voir quand il sortira en salle si la personne du Che nous intrigue par son parcours !!!!
Ayant vu, en V.O., avec plaisir, le film du cinéaste brésilien Walter Salles, "Diarios de motocicleta" (en français "Carnets de voyage") qui raconte le périple initiatique du Che à travers l'Amérique du Sud, j'irai voir ce film et ainsi, je pourrai faire ma propre critique !
Si j'ai bien compris, il sortira en octobre, 1ère partie et plus tard pour la 2ème partie, ce qui permettra de mieux apprécier ce film !
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